Le Burkina Faso est un pays sahélien, marqué par une pluviosité faible et aléatoire. Les eaux mobilisées pour l’approvisionnement en eau potable en milieu rural sont principalement des eaux souterraines. Or 80% du territoire est situé sur une zone de socle, où les eaux ne sont pas abondantes et les débits généralement très faibles.

Les ressources en eau sont soumises à de nombreuses contraintes (démographiques, climatiques, etc.) et sont polluées par certaines pratiques (rejets des eaux usées, pesticides, produits utilisés pour l’exploitation de l’or, etc.). Les populations le constatent elles-mêmes sur le terrain : les puits et forages qui, hier, donnaient de l’eau toute l’année, ne fonctionnent plus, aujourd’hui, qu’une partie de l’année.
Les ressources en eau sont actuellement insuffisantes avec 852m3 par personne et par an, ce qui place le Burkina Faso en dessous du seuil de pénurie.

Les ressources en eau sont cruciales pour son développement et jouent un rôle majeur dans l’économie, les mines, l’agriculture l’élevage, la pêche et l’industrie. Cependant, l’accès à une eau potable reste un défi quotidien pour une partie importante de la population. Avec une croissance démographique de 3,1% par an en 2018, le Burkina Faso compte aujourd’hui 20,3 millions d’habitants avec une prévision d’atteindre les 29 millions en 2030. Mais il fait aussi partie des pays les plus pauvres au monde, il est classé 185ème selon l’indice de développement humain de l’ONU en 2018. Plus de 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 1,9$ par jour en 2018. Cette pauvreté fait que la majorité des ménages pauvres restent exclus des services essentiels.

Aujourd’hui, Il existe encore des disparités importantes dans l’accès à l’eau potable améliorée entre milieu rural et urbain. En milieu rural, seulement 65% de la population a accès à une source d’eau dont 43% ont accès à une source d’eau améliorée contre 79% en milieu urbain. En plus du manque d’équipements, persistent de grands défis dans la gestion efficace des équipements existants.

Chaque jour des millions de femmes et d’enfants parcourent plusieurs kilomètres pour se procurer de l’eau. Cette dure réalité s’ajoute au manque de nourriture, à un accès à l’éducation limité, à une absence d’installations sanitaires appropriées et à des pratiques hygiéniques risquées qui engendrent des maladies graves menant souvent à la mort. En effet, après le paludisme et les infections respiratoires aigües, les maladies hydriques sont la troisième cause de mortalité infantile dans le monde et ce particulièrement au Burkina Faso où le taux de mortalité infantile est parmi les plus élevés de la planète – de l’ordre de 66.000 en 2017 (source UNICEF). D’après les chiffres des Nations Unis 170 000 personnes décèdent faute d’accéder à de l’eau saine ; le temps que vous passerez à lire ces quelques lignes 25 enfants seront morts de diarrhées liées à une consommation d’eau insalubre (Source UNICEF).
L’exploitation et la maîtrise de l’eau, tant en milieu rural qu’urbain, sont devenues des questions stratégiques au regard de l’accroissement démographique, de la diversification des activités économiques et de la dégradation actuelle de l’environnement. La ressource hydrique fait l’objet de nombreuses convoitises, qui en l’absence de traitement adéquat sont autant de vecteurs de tensions, entre États mais également au sein des villes et des campagnes. L’enjeu réside dans la capacité à mettre en place des mécanismes qui parviennent à concilier un objectif d’accès égal pour tous tout en tenant compte des différences de potentialités financières des individus.

Dans cette optique de présentation de solutions efficaces et efficientes, la société Kontinental Water Africa, société opérant sur le continent africain dans le domaine de la production et le traitement de l’eau, se propose de présenter aux autorités du Burkina Faso un Projet de « Unités mobiles d’alimentation en eau potable en milieu rural à destination du Burkina Faso ».

La solution proposée par KWA consiste à implémenter des unités mobiles de traitement couplées à des camions citernes de façon à fournir de l’eau potable extraite des eaux de surface à proximité des communes rurales aux bornes fontaines facilement accessibles par les populations. Les unités mobiles sont pourvues de systèmes de traitement organique.

Elles seront positionnées près des courants d’eau, rivières, lacs, etc. afin de rendre l’eau brute une eau potable et ne présentant aucun danger pour les gens.
L’avantage de la mobilité de tels systèmes donnera la capacité à changer les points de piquage d’eau brute et ainsi maximiser les chances de garantir des volumes d’eau potable suffisantes et sans perturber les écosystèmes naturels.

Ces unités rempliront des camions citernes qui à leur tour feront un plus grand rayon d’action en allant jusqu’aux bornes fontaines qui seront installées dans les communes à proximité du point de piquage. Les camions citernes fonctionneront de telle sorte à faire le tour et le plein de volumes d’eau nécessaires de façon optimisée (selon les emplacements géographiques des communes rurales, routes, populations à ravitailler, etc..).

Une seule unité permettra l’accès à l’eau à plus de 30.000 habitants par jour avec une production de 160 000 L/jour.